Saviez-vous que certaines maisons peuvent en faire autant ?

Pourtant, contrairement aux mammifères que nous sommes, les maisons ne commencent pas leur journée par un petit déjeuner calorifère, alors comment font-elles?

Ces maisons intelligentes – il y en a de plus en plus! – utilisent des techniques naturelles, basées sur l’accumulation de fraîcheur en été et le stockage de chaleur en hiver. Les variations sur cette base permettent de distinguer grosso modo 6 types de constructions.

1. La maison climatique profite exclusivement de l’influence du climat. Elle se protège «passivement» de ses inconvénients et valorise ses bénéfices. La définition primaire de la maison climatique ne tient compte ni des matériaux, ni de l’environnement.

2. La maison bioclimatique est une maison climatique qui va plus loin, en exploitant l’environnement minéral et végétal pour assurer sa régulation thermique. Sous nos climats tempérés, cela s’illustre par l’utilisation d’arbres à feuilles caduques comme masques estivaux, le recours aux plantes grimpantes pour éviter l’exposition directe au soleil d’été, l’exploitation du sol comme masse de stockage thermique, ou encore un chauffage complémentaire au bois. Soyons francs, la maison bioclimatique est notre coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’elle transforme l’activité humaine elle-même en source d’économie énergétique! Brillant, non?


3. La maison passive n’a rien d’une paresseuse: sa conception est principalement adaptée aux climats du nord de l’Europe, là où compter sur la chaleur du soleil serait dangereusement optimiste… Cette maison mise donc sur l’isolation extrême plutôt que sur l’échange thermique.

4. Le concept de la maison solaire nous ramène aux années soixante-dix et au bon vieux flower power. Alors qu’on ne parlait pas encore de bioclimatique, la maison solaire chantait Let the sunshine in et utilisait le soleil direct comme apport d’énergie. Nous avons appris à diversifier nos appuis et à corriger les défauts du tout-solaire: surchauffe estivale, dépendance technologique, méconnaissance de l’inertie thermique et de l’isolation, etc.
5. La maison positive est un autre cas intéressant. C’est son bilan énergétique qui lui vaut l’appellation positive, c’est-à-dire qu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Il n’y a pas de miracle: cette masure surdouée est une véritable centrale! Qu’elle doive sa productivité à d’immenses capteurs photovoltaïques (hello la maison solaire!) ou à une chaufferie au bois surdimensionnée, elle ne fonctionne qu’au prix d’un solide investissement initial.

6. La maison saine (ou maison «bio») se concentre sur la santé de ses occupants. Pour ce faire, elle ne contient que des ingrédients aussi naturels que les gâteaux de grand-maman, et les agrémente de paramètres plus ou moins ésotériques: tracés régulateurs, feng shui, protection électromagnétique, géomagnétisme ou brûloirs d’encens. On l’aura compris, la notion d’efficacité énergétique n’est pas prédominante ici.

On voit que le concept de maison écologique est assez large, ses contours pouvant être définis par ces six catégories. On peut toutefois distinguer l’aspect de thermorégulation (économique en énergie) des matériaux écologiques, ces derniers n’étant pas nécessairement écoénergétiques.

Si les principes de la construction bioclimatique sont recommandés en 2007, il faut se souvenir que ces principes remontent à l’Antiquité et n’ont fait que se bonifier au gré des innovations techniques!

Retenons qu’avant même que les fondations ne soient tracées, le site de construction a des choses à nous enseigner selon sa position géographique, sa géologie et son exposition. Concrètement, la vraie maison bioclimatique s’ouvre au soleil et se ferme au nord ou du côté des vents dominants pour se protéger du froid.

Ne négligeons pas non plus l’air et l’eau, dont la qualité influence directement la santé et le confort des occupants, et fuyons autant que possible la climatisation et le chauffage aux énergies fossiles polluantes (fioul et autres dérivés de pétrole, gaz, charbon).

Mais ce qui ne gâche rien, c’est que la plupart de ces maisons «vivantes» sont belles… naturellement!

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